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Séquences time-lapse : supprimer les scintillements & tremblements

Ce tuto est la suite de cet article de conseils pour vos time-lapses.

Trop de vent, des conditions de lumière difficiles, une guerre thermonucléaire globale ; il est facile de ruiner une séquence time-lapse suite à des calamités météos, techniques, humaines …
Cela se traduit généralement de deux façons, en solo ou duo : scintillements & tremblements.

  • Les scintillements, ou papillotements en bon françois (flickers en anglais), sont les pénibles variations d’expositions dans une suite d’images. On les rencontre parfois dans des situations de lumières difficiles comme une transition jour/nuit quand la lumière devient rare, quand un ciel nuageux tumultueux génère des variations de luminosité d’une seconde à l’autre, etc..
  • Les tremblements,(camera shake en anglais) Leurs origines peuvent être assez difficiles à déceler. Vent, vibrations sonores lors d’un concert/chez vous sur votre chaine hi-fi, vibrations de vos pas sur un plancher un peu trop lâche… voire, système de stabilisation de votre appareil ou objectif un peu trop sensible aux champs magnétiques ou autres, ça laisse beaucoup de possibilité. Les mouvements peuvent être des translations horizontales/verticales, des rotations ou des effets de zoom.

Avant de jeter votre séquence ruinée dans la poubelle de l’histoire des frustrations photographiques, on va essayer de sauver ce qui peut l’être de façon logicielle, et, ô joie, gratuitement. Mauvaise nouvelle pour les Mac-user ou autres Linuxiens, ces logiciels ne fonctionnent pour le moment que pour Windows XP  et versions postérieures.
Nous allons utiliser :

  • VirtualDub de Avery Lee : Site
  •  Deshaker V3.0 de Gunnar Thalin: Site
  • MSU Deflicker V1.3 de CS MSU Graphics & Media Lab: Site

VirtualDub est libre sous license GNU. Les deux plugins ne le sont pas mais restent gratuits. Deshaker est un freeware et MSU Deflicker est utilisable sans contrepartie seulement dans une utilisation non commerciale.  S’il s’avère qu’ils vous rendent de grands services, un petit don à leurs auteurs serait bienvenu. Bien que gratuits, ces outils sont puissants et efficaces, je n’ai eu aucun plantage ou bug ; que du bon. Ils méritent largement une rétribution.

Je ne vais pas entrer dans les détails du paramétrage de ces programmes, pour deux raisons : la première, je ne les connais pas tous, la seconde, les paramètres par défaut fonctionnent très bien pour la plupart des cas.
Même si je n’ai jamais eu à toucher aux paramètres de MSU Deflicker pour en tirer partie, Deshaker aura quand-même une attention un peu plus particulière, j’ai eu des séquences problématiques qui ont demandé  du temps à paramétrer, je ne développerai ici que les paramètres que j’ai eu à utiliser dans ces cas particuliers, et j’insiste sur le fait que dans des conditions « normales »(avec une bonne lumière), les paramètres par défaut de Deshaker font le job correctement.

Lightroom Profiles, Adobe Standard Vs K-5 Embedded

Here you can compare Adobe Standard versus embedded PentaxK-5 profiles in Adobe Lightroom (V. 3.41).
When you import a .DNG file thru Lightroom, colours calibration profile is assigned to the image. The Adobe's Standard profile is used by default. (For PEF files, you have to extract a camera's embbeded profile from a DNG file with Adobe DNG Profile Editor first, then assign it to your PEF files)

After comparison, i've decided to change the default profile by the embedded profile. Purple & magenta tones are less saturate (the second image is a good example), and i prefer the look of the global image.
You can compare by yourself with these images :


Vous pouvez comparer ici les profils Adobe Standard et incorporé (Pentax K-5) utilisés dans Adobe Lightroom (V. 3.41).
Quand vous importez un fichier RAW DNG dans Lightroom, un profil de calibration couleurs est attribué à l'image. Par défaut, Lightroom va attribuer le profil "Adobe Standard". (Pour les fichiers PEF, vous devez d'abord extraire le profil incorporé de votre appareil photo d'un fichier DNG avec Adobe DNG Profile Editor , puis l'assigner à vos images PEF)

Après comparaison, j'ai décidé d'utiliser le profil Incorporé du Pentax K-5 par rapport à celui par défaut. Je trouve les violets et magentas bien mieux préservés, moins saturés (la deuxième image en est un bon exemple) . Les hautes lumières sont un peu plus faciles à récupérer, et j'aime bien le ton générale des couleurs de ce profil.
A vous de comparer par vous-même :

Orage d’été

Un bon gros orage ce soir. Les éclairs sont de couleurs rouges, signe d’humidité ( bleu : grêle, jaune : poussière, blanc : air sec et chaud ).

C’est là mon second essai pour capturer des éclairs. J’ai lu un article à propos de la capture des éclairs dans un magazine (Réponse photo ou Chasseur d’Image, je posterais les références si je retrouve l’article). La technique expliquée était relativement simple, c’est un ‘fill-in’, mais au lieu d’utiliser un flash, on va utiliser la lumière de l’éclair.

J’utilise un filtre ND8, je monte mon appareil sur un trépied.
Si la nuit est très sombre, c’est facile Utiliser une pose de 5 ou 10s ne font pas de grandes différences. L’appareil va capturer la scène seulement pendant l’éclair lumineux.
Avec un arrière-plan très sombre, il est possible d’utiliser un temps d’exposition de 10s et d’utiliser sa caméra à main levées ! La seule source de lumière sera l’éclair, et, comme la caméra capturera cette lumière seulement pendant la durée de vie de cet éclair, ce sera une question de millisecondes, pas de quoi s’affoler quand aux flous de bouger.
Les deux dernières images sont prise à main-levée.

Habituellement, avec une scène bien noire, j’utilise ces paramètres :  F 5.6 • ~4-8s • ISO 200.

En situation de lumière basse, on peut utiliser un filtre ND8 (voire ND400 si la lumière est vraiment trop forte) pour abaisser la quantité de lumière ambiante absorbée par le capteur, afin d’augmenter le plus possible le temps d’exposition tout en gardant une luminosité correcte. Et plus on augmente le temps d’exposition, plus on a de chance de capturer un éclair !


A nice thunderstom tonight. reddish lightning means than there is raining ( blue : hail, yellow : dust, white : dry and warm air ).

This is my second serious session to try to capture lightnings. I’ve read a article about lightning’s capture in a french photo magazine. The technic is pretty simple : it’s like a fill-in with a flash, but you replace the camera’s flash by the lightnings !

I mount a ND8 filter, i set-up my camera on a tripod.
If the night is very dark, it’s pretty easy. Using a pose of 5 or 10sec. doesn’t make a lot of difference, the camera will « capture the scene » only when there is a lightning.
With a deep dark backgound, it’s possible to set up a 10s exposure time and using your camera without a tripod ! The only source of light will be the lightning, and the camera will capture this light only during the lightning’s discharge, kind of milliseconds.
The second & third images are « handmade ».
Usually, with a uniform black background, i use these parameters : F 5.6 • ~4-8s • ISO 200.

If i have a dark daylight situation, i have to use a ND filter to lower the ambient light received by the sensor, to raise the exposure time as much as possible with a good exposure. Longer you expose, more chance you have to capture a strike.

Quelques conseils pour vos premiers time lapses

Ce que j’ai retenu de mes premiers time-lapses :

 

  • Préférer le RAW au jpg : au moins, si vous avez un souci de balance des blancs, ça reste facilement rattrapable en RAW, beaucoup plus difficilement en Jpg.
  • Pour éviter les variations importantes de luminosité très changeante ou les photos « brulées » pendant une transition jour/nuit, j’expose (en mode priorité ouverture) pour faire en sorte que les moments ou il y a le plus de lumière soient correctement exposés ( par exemple, pour transition jour/nuit, je choisis des valeurs pour avoir le jour bien exposé ). C’est un peu toujours le même principe que pour les photos à fort contrastes, mais au lieu d’exposer correctement la partie de l’image la plus lumineuse, on va exposer correctement le moment le plus lumineux.
    Ensuite, en retouche d’image, avec un peu de lumière d’appoint et une bonne dynamique, on relève les zones trop sombres, sans cramer le lever de soleil. ( Comment exposer correctement un lever de soleil ? Vu que quand on lance l’enregistrement des images, il fait nuit et on ne sait pas quelle sera vraiment l’intensité du soleil ? La il faut voir un bon astrologue, ou Paco Rabanne. Plus sérieusement, faut prévoir le coup, et avoir un peu de bol )
  • On peut laisser l’appareil gérer en partie l’expo (via l’ouverture en mode AV par ex) pour des scènes à la luminosité peu changeante. Le résultat est très différent par rapport à des paramètres fixes, mais pas forcément désagréable. (ca donne le même résultat que la correction AUTO d’expo de la fonction vidéo)
  • Prenez des cartes mémoires de bonnes capacités ! C’est la que je me suis fait piéger, j’ai emmener avec moi quelques 4GO, qui sont vite remplies.
  • désactivez l’AF ! Pendant un test, une mouche à du se poser sur la lentille frontale de l’objectif, l’AF étant activé, l’appareil a chercher à faire la mise au point sur la mouche, sans y arriver, bref, si qq-chose passe devant votre caméra, c’est le boxon.
  • Désactiver la prévisualisation des prises de vues sur l’écran, et en générale, tout ce qui consomme de l’énergie et qui est débrayable. L’écran LCD est l’organe le plus gourmand en énergie sur un appareil photo numérique, mieux vaut économiser la-dessus, vous pouvez gagner de très nombreux déclenchement supplémentaires.
  • Quel laps de temps entre chaque image ? Cela dépend vraiment du sujet. Si vous avez un ciel tempétueux, avec des nuages qui bougent très vite, mieux vaut un laps de temps plutôt court, (entre 2 et 5 sec.). Pour une voute étoilée, une scène lente, vous pouvez monter à 30s de pose sans problèmes.
    Bref, scène qui « bouge lentement » = laps de temps long, scène qui bouge vite : laps de temps court.
  • N’hésitez pas à monter en iso : Au pire, l’image sera réduite à 1920×1080 pixels. En réduisant une image de 16Mpx à environ 2Mpx(1080p) une bonne partie du grain sera éliminé. (cette réduction d’image permet aussi de ne pas trop sans faire si vos images ne sont pas 100% nettes )

Enfin, une fois votre séquence d’images capturé, si vous avez des soucis de stabilité de l’image et des scintillements désagréables, vous pouvez jeter un oeil à ce tutorial pour gérer ces problèmes de façon logiciel en post-production : http://www.labellelumiere.fr/?p=776


English translation :

Some advices for your first time-lapses.

  • Don’t use JPG but RAW image format : it’s easier to tune the white balance, and the extra image’s dynamic is very helpful for tricky light situations, like a sun rising.
  • Use a huge SD card ! I fail my first time lapse because of the sequence’s size (for example, if you shot RAW, with a 4GO card, you can make something around 250-300 photos, at 30img/sec., it makes a 8-10 sec lenght sequence).
  • Disable the Auto-focus !
  • Disable the automatic image preview on the camera’s LCD screen, in fact, turn off everything than consumes power, you will need to keep all the camera’s energy for the image capture.
  • Which time lapse between each image ? It depends of your subject. If you have a fast action scene, prefer fast values between 1 and 5 secs., for slow moving sequences, prefer longer poses. Of course, it’s a very versatile rule, make your own experiments !
  • Don’t hesitate to use high isos : at worst, your photo will be reduced to a size of 1080p, 1920×1080 pixels. Don’t worry for the noise in your images, By reducing a image from 16 to 2 megapixels, a huge part of the noise will be invisible (it works if your images are a little blurry too).

Once you’ve captured your image sequence, you can remove flickers & camera shakes with a simple post-production process, watch here : http://www.labellelumiere.fr/?p=776

Time lapse test :